Le concept zéro déchet et les Tiny Houses : quels liens ?

Tiny-House et zéro déchet ou ZD, des valeurs communes qui méritent d’être partagées.

La vie nous réserve parfois de belles surprises… Début juin, nous avons eu la chance de rencontrer deux jeunes filles qui vivent d’une manière (malheureusement) peu commune. Elles pratiquent le zéro déchet ! On connaissait l’idée, mais cela nous a donné envie de nous informer davantage… On a vraiment apprécié l’idée et nous avons souhaité vous faire connaitre ce mouvement qui se développe aussi vite que celui des Tiny-Houses ! Et pour vous convaincre que c’est possible, vous retrouverez même des témoignages en bas de page !

Le zéro déchet en France et ailleurs !

zéro déchet tiny houseVous avez mis environ deux secondes à lire le titre de cette partie… Dans ce laps de temps c’est environ 200 tonnes de déchets qui ont été produit. Et près de 1500 tonnes à présent. Avec l’industrialisation, le nombre de déchet prend des proportions qui nous dépassent complètement.  Face à cela des citoyens comme vous et moi ont décidé de ne pas cautionner cette destruction de la planète. Aujourd’hui, l’équipe souhaiterait vous parler de l’initiative Zéro Déchet à Lyon, et de ses différents liens avec l’approche Tiny-Houses ! Nous commencerons par une brève explication pour ceux qui ne connaissent que le nom. Ensuite nous lieront les deux concepts autour de deux axes, saurez-vous deviner lesquels durant votre lecture ?  Si vous êtes déjà un fervent recycleur, vous pouvez bien entendu sauter la première partie. Elle sert à poser les bases et cela n’altérera pas votre compréhension de la seconde sur les Tiny-houses !

Un principe large visant une réduction des déchets de manière globale :

« Fini ton assiette je n’aime pas le gaspillage ! », c’est une phrase répétée toute au long de notre enfance. Notre première sensibilisation à ce concept est donc une approche alimentaire. Mais pas seulement… Diminuer sa consommation d’emballage et de produits neufs est aussi valable dans les domaines du cosmétique, des meubles ou autres objets du quotidien ! Néanmoins, si l’idée est louable elle parait compliquée à mettre en place brusquement. L’idéal est une prise de conscience continue, pour éviter les changements trop radicaux qui ne tiennent que quelques semaines. Mais alors…

Comment se mettre au Zero Déchet ?

On l’a dit, une démarche progressive est de mise pour ne pas perdre la motivation. Des conseillent (généralement très bons) fleurissent sur les groupes Facebook dédiés au sujet.

Les 5 R de Béa Johonson

Béa Johnson est la blogueuse qui aurait initiée le mouvement, voici les 5 R qu’elle a identifié pour se diriger vers une réduction des déchets. Certains les trouveront un peu dogmatiques mais vous reconnaîtrez sans doute leur bon sens.

Refuser ce qui n’est pas essentiel.

La première étape consiste à refuser la consommation passive. La blogueuse à l’initiative de ce concept expliquait : « La moindre petite chose qu’on accepte, ou qu’on prend, fait augmenter la demande. En d’autres termes, accepter de manière compulsive (par opposition au fait de refuser) revient à tolérer et à renforcer des pratiques génératrices de gâchis. (…) Lorsque l’on accepte passivement un prospectus publicitaire, un arbre est abattu quelque part dans le monde. » On vous le disait, le bon sens est notre premier outil !

Réduire note consommation.

La deuxième étape consiste à réduire nos « besoins ». Voilà un premier point avec lesquels les tynistes seront tous d’accord ! Le marketing nous pousse à l’achat mais finalement, nous nous encombrons de superflu. Et que fait-on de ce qui ne nous ai pas essentiel ? On le jette, ou du moins on n’utilise pas son potentiel. Au lieu de nous encombrer et de céder à nos achats compulsifs, essayons de mieux nous connaitre : vais-je vraiment l’utiliser ou bien est-ce une folie passagère ?

Réutiliser les objets, et maximiser leur potentiel.

Ensuite, il s’agit de réutiliser les objets. L’emblème du zéro déchet est d’ailleurs le sac en tissu pour faire ses courses. A quoi bon se servir de sac en plastiques à usage unique ? On aime bien les chiffres alors en voici : le temps de lire les mots « sac » et « plastique », ce sont 16 000 sacs qui sont distribués. Quand on sait que la durée de vie moyenne est de 20 minutes, cela remet en question notre soit disant rationalité… Alors fini les sacs plastiques, et transformer les votre en sac à chaussures !

Recycler les déchets restants.

Vient la quatrième étape : recycler. Idéalement, si vous avez bien appliqué les premières étapes, la quantité de déchets à recycler sera minime ! Mais pour ce qui résistent et que vous n’avez pas réussi à éliminer, pensez à les mettre dans la bonne poubelle ! Tout simplement.

Composter les déchets organiques.

Et enfin « rot » ! Ou plutôt composter en français… Evidemment, après tout ce tri, votre génération de déchets à bien diminuée. Mais quand vous épluchez votre courgette, vous ne pouvez pas éviter les restes. Un composte est donc l’idéal, même si c’est parfois compliqué en ville, des solutions existes. Mais pour le coup, les habitants de Tiny-houses y trouveront leur compte ! Rien de tel qu’un petit compost fait maison pour être autonome dans sa production de légumes bio.

Petit pas après petit pas…

Toc Toc Tiny fabrique vos Tiny-Houses en Savoie, proche de Lyon. L’équipe s’est intéressée aux initiatives du coin, et on vous livre ici quelques astuces ! En cherchant un peu, nous avons découvert une communauté super active, très engagée et fort sympathique ! Voici une liste (très courte) de petite astuces faciles à mettre en place. Pour en savoir plus, on vous recommande le groupe « Entraide apprentis zéro déchet » !

• Achetez en vrac, dans des bocaux en verres ou dans des sacs réutilisables ! Une membre du mouvement à même créer une carte interactive ! Quand on vous dit qu’ils sont engagés… Vous pourrez retrouver cette carte et de nombreuses astuces sur Facebook ou sur son site Tiff in Lyon. 

• Faire ses produits cosmétiques, testez le dentifrice solide et surtout les lingettes démaquillantes. Vous en trouverez par exemple sur un tout nouveau site qui nous a été recommandé récemment : mon rituel.

• Faire le marché plutôt que les grandes surfaces, utiliser Emmaüs, des braderies, rejoindre les groupes ZD de votre ville…

• De nombreuses initiatives fleurissent en ce sens sur le net ou des acteurs de l’économie circulaire proposent des objets de tous les jours qui vont dans le sens d’un mode de vie zéro-déchet.

On ne va pas tout vous citer mais sachez qu’il existe forcément des solutions pour que vous réduisiez en douceur votre impact environnementale.

Concernant Toc Toc Tiny, nous ne sommes pas zéro déchet, mais plutôt dans la phase de réduction de nos ordures. Pour voir ce que cela implique dans la construction de Tiny-house, nous vous invitons à regarder sur la page matériaux de notre site !

Quel lien avec le mouvement des Tiny-houses ?

Des valeurs communes

Vous l’avez compris, les deux concepts partagent cette envie de réduire leur impacte environnementale. Les uns s’orientent vers la réduction de leur consommation de biens pour diminuer les déchets produits. Les autres choisissent de vivre dans un espace un peu plus réduit, moins de surface c’est aussi moins de dépenses énergétiques.

Pourtant, les deux communautés communiquent étonnement assez peu. Un fait regrettable car les deux mouvements sont assez complémentaires ! Les membres de la communauté ZD ont sans aucun doute des centaines de conseils utiles. De leur côté les tinystes autonomes pourront expliquer leurs astuces pour réduire la consommation d’énergie !

Un gain de place et d’autonomie

Qui dit moins de déchets, dit moins de poubelles… Dis plus de place ! Encore un avantage, les défenseurs du zéro déchet auront naturellement des facilités à s’adapter au minimalisme des Tiny-Houses. Inversement, les habitants de micro-maisons déjà sensibles aux questions environnementales, sont également entraînés à réduire leurs besoins et à maximiser le potentiel des objets.

Vous l’avez bien compris, Toc Toc Tiny valide ce mouvement ! Même s’il est difficile de réduire à zéro sa production de poubelles, chaque initiative est un bon point. Alors pour conclure et vous motiver une dernière fois de passer à l’action et gagner des points de karma : si vous lisez à une vitesse moyenne, le temps de lire cet article, ce sont 78 000 000 tonnes de déchets qui ont été générés !

A présente, voici comme promis le témoignages de Anna, une jeune lyonnaise qui s’est lancée avec passion dans ce mouvement. Elle nous raconte ce que leur a apporté la vie zéro déchet, et comment elle voit les choses concernant les Tiny Houses.

Anna, témoignage zro déchet et tiny house

Témoignage de Anna, une jeune femme  33 ans qui en parait 25. En couple, 2 chats mais pas d’enfant !

« Voilà maintenant deux ans, je suis passée au Zéro Déchet. Ayant toujours été sensible à l’écologie, j’ai peu à peu pris conscience que notre impact ne peut pas seulement être compensé par des cabas recyclables et des ampoules à économie d’énergie.
Au quotidien, le ZD, c’est facile et bien plus accessible que l’on pourrait le croire. C’est une formidable occasion de se réinventer et surtout, de s’amuser !

Faires ses courses en vrac, les marchés bio et locaux, fabriquer sa lessive et son shampoing, aligner ses jolis bocaux d’amandes et de pois cassés sur ses étagères, vendre et acheter ses vêtements en vide-dressing… A partir de là, tout est possible et chacun fait à sa sauce ! Certains s’amusent à fabriquer des crèmes de jours avec pleins d’ingrédients et d’autres minimalisent à fond ! Je fais partie de ceux-là et je n’ai jamais gagné autant de temps et surtout voyagé aussi léger !

Pour faire nos courses en vrac, j’ai appris à coudre des petits sacs à vrac ! C’est super basique et facile à faire, mais c’est moi qui l’ai fait !! C’est génial et je suis super fière d’avoir appris ça !

Le plus dur, c’est certainement lorsqu’on sort, qu’on voyage, qu’il faut prévoir un pique-nique et ne pas oublier sa gourde ! Il faut effectivement prévoir et ne pas se laisser tenter d’acheter un sandwich triangle sur l’aire d’autoroute…

Pour l’instant, je vis dans un appartement de 42m2 en centre-ville, sans balcon. Cela me permet de profiter de toutes les nouvelles opportunités Zéro Déchet qui naissent à Lyon : les magasins de vrac et de produits locaux et bio ! Mais cela me pose quelques limites. J’ai un lombri-compost pour me débarrasser de mes déchets organiques. C’est super, en appartement : le mien est dans la cuisine et il n’y a aucune odeur. Mais je n’ai pas encore trouvé de solutions pour mes autres déchets, notamment la litière des chats… J’ai hâte d’avoir un jardin pour pouvoir faire un compost dédié à la litière végétale, car je suis encore obligée de la jeter à la poubelle… C’est ma prochaine étape !

Pour moi, le ZD s’inscrit dans une démarche plus globale : Je suis végane pour les animaux et la planète et je tends de plus en plus vers le minimalisme. Je ne pourrais pas être seulement l’un ou l’autre, c’est un état d’esprit ! En cela, je trouve que les Tiny Houses sont plus que pertinentes : des maisons simples et sobres, bâties de manière écologique et fonctionnelle. Elles font partie de ce mode de vie minimaliste qui est pour moi un engagement écologique et politique. La possibilité qu’elles offrent en plus de bouger d’un endroit à un autre tout simplement est un formidable atout pour moi, grande voyageuse dans l’âme !! Je rêve d’en avoir une, adaptée à ma démarche ZD et minimaliste et faite à partir de récup au maximum. Posée au fond d’un jardin, perchée dans la montagne !! « 

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